Le Projet
Le projet : Ecopole - Salon Permanent
La prise de conscience interne associative
L’idée d’un salon permanent a germé par la prise de conscience des enjeux extrêmement importants liés à la protection de l’environnement, au développement durable, de la gestion des déchets, de la pollution et des énergies,à l’évolution plus juste des échanges afin que notre planète puisse continuer de nourrir les générations à venir.
L’importance de ces enjeux nécessite un travail de communication, d’information, de recherche, d’exemplarité, rapide, structuré et permanent.
Le contexte externe
Au-delà de la réflexion interne de l’association, nous avons aussi vu évoluer la prise de conscience des visiteurs du salon et leur demande d’être informés de bonnes pratiques de consommation, de comportements adaptés aux enjeux perçus. CULTURE BIO est repéré comme mettant en lien producteurs ou institutions et consommateurs dans un esprit d’échanges qui vont au-delà du simple lien commercial car porteurs d’une éthique et en relation avec des enjeux globaux.
Les représentants élus locaux, les animateurs du Pays des vallons de Vilaine, nous ont sollicité pour continuer et développer nos actions.
Des indicateurs comme la pérennisation du marché Bio, le succès du groupement d’achat « Le Garde Manger », le développement rapide et important de l’entreprise EMRENN, intervenant sur les énergies renouvelables, la vitalité d’EMPREINTE, la sollicitation dont nous faisons l’objet d’acteurs conventionnels, l’augmentation importante de la fréquentation du salon annuel, la sollicitation dont nous faisons l’objet de la part de la commune de Guichen pour un projet d’exploitation d’un espace naturel, la demande accrue d’interventions pédagogiques au jardin, le succès des premières activités initiées par l’association tout au long de l’année(une conférence par mois, 7 ateliers réguliers ) et enfin la sollicitation dont nous faisons l’objet de porteurs de projets sont des éléments qui nous confortent dans la projection d’une permanence d’activité.
D’autre part, le projet d’un « eco pôle » reprenant les thèmes du salon annuel, vient en complément du projet d’aménagement du moulin du Ritoir à Lassy, centré sur les énergies. Incarner ce projet dans une construction exemplaire et reproductible par les matériaux employés, par la gestion des énergies et de l’eau paraît incontournable.
Le projet pourra s’inscrire dans un réseau régional de pôles autour des enjeux cités, chacun ayant sa spécificité. C’est un engagement affirmé du Conseil Régional.
Culture Bio est repérée comme un acteur important du Pays des vallons de Vilaine, porteuse d’initiatives et dynamique. Au niveau du département, le pays est repéré comme une zone pilote où la concentration de producteurs biologiques est la plus importante. Le territoire a été également choisi pour une opération exemplaire sur les énergies menée pendant trois ans par le CIELE et AILE (Opération PRACTISE). Enfin, Culture Bio fait partie du réseau INPACT, regroupant un ensemble d’acteurs ruraux : Accueil Paysan, FD et FRCIVAM, AFIP, AGROBIO, ADAGE et SEGRAFO. Son implantation territoriale reconnue est un gage de sa capacité à mettre en réseau tous les acteurs concernés par ce projet, comme il le fait déjà de manière événementielle et à susciter l’émergence de porteurs de projets, et donc d’activité économique locale en lien avec le développement durable.
Physiquement, il y a une opportunité d’implantation de cet éco pôle à GUICHEN, attenant à l’espace habituel du salon évènementiel, au jardin et à la zone naturelle en projet, pas loin du centre bourg, avec facilité d’accès, et pour voisins des équipements culturels et sociaux : une implantation dans la vie de la cité.
Le canton de GUICHEN et le Pays des vallons de Vilaine ( 3 cantons, 25 communes et 41 624 habitants) ont un fort potentiel de développement démographique (+47 % en 30 ans) et de construction (+ 70% en 30 ans), cette courbe ne devant pas s’infléchir. Par ailleurs, seulement 38% des actifs résidents travaillent au Pays. Dans l’esprit d’un développement durable, il apparaît que les initiatives développées par CULTURE BIO en ce qui concerne les transports ( baisser la production des gaz à effet de serre), la relocalisation économique en particulier agricole ( rapprocher producteurs et consommateurs) avec des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé, le développement d’une construction avec des matériaux naturels, des énergies renouvelables et des données bio-climatiques conduisant à la passivité sinon à l’énergie positive, sont nécessaires en terme d’exemples et d’incitations quand on sait aussi que la question environnementale est la troisième préoccupation des français sur le plan national.
Il y a donc une opportunité à implanter une construction exemplaire de manière à ce qu’elle soit démonstrative et reproductible à l’échelle individuelle ou collective.
Les consultations
De nombreux partenaires ou personnes physiques et morales, les adhérents et bénévoles ont été consultés au sujet de ce projet. Le questionnement de l’association était de connaître si ce projet pouvait s’intégrer dans le paysage existant sans faire doublon et si ce projet « parlait » aux personnes consultées comme une réponse appropriée .
Toutes les personnes et structures rencontrées nous ont fait des retours positifs. Elles nous ont conseillé en terme de dimensionnement, de risques à éviter, de gestion.
Elles ont conduit l’association CULTURE BIO à penser ce projet en terme de fonctions à développer : un magasin, lieu de promotion et de distribution de produits biologiques, un lieu de convivialité et d’animation culturelle de type cafétéria, petite restauration, un lieu centre de ressources, aménagé pour des échanges, l’animation d’activités et d’ateliers, pour faire passer de l’information et des savoir-faire, mettre en réseau des acteurs et être un lieu de pratiques agricole et de jardinage, d’activités liées à l’environnement et au patrimoine naturel dans le cadre de la zone appelée « coulée verte » . Enfin, à projeter une unité d’hébergement collectif. Il est apparu important de faire des ponts, dans une unité de lieu, entre ces différentes fonctions de manière à affirmer l’homogénéïté d’ensemble de la démarche, de rendre des échanges possibles avec les autres fonctions à partir de l’utilisation de l’une d’entre elles, de mettre en avant le principe d’une économie de l’empreinte écologique par la compacité de la construction, par une conception reposant sur la production et l’exploitation d’énergies renouvelables et par une gestion de l’eau exemplaire en terme d’économie et de recyclage.
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