Conférences 2009 sur le thème de la santé
L'Art de vieillir
Samedi 10 octobre - 14h30 - Salle Alain Colas
Marie Guillaume, formatrice en entreprise - sophrologue
Coeur, corps, esprit, pensées, émotions, sentiments : comment et pourquoi vieillir sereinement ?
Santé, alimentation et environnement
Samedi 10 octobre - 14h30 - Espace Galatée salle de spectacle
Pr. Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l’ARTAC*
Près des 3/4 des cancers sont liés à la dégradation physique, chimique ou biologique de l’environnement. Ils sont donc en partie causés par les molécules chimiques que nous y avons introduites massivement depuis ces 50 dernières années. De nombreuses études scientifiques internationales confirment ce lien. L'incidence de cette maladie est croissante, en particulier chez l'enfant, pour lequel on enregistre chaque année 1% en plus de nouveaux cas de cancers. C’est pourquoi l’ARTAC a orienté ses recherches sur les liens entre pollution et cancer.
Mais le cancer n’est pas la seule maladie liée à la dégradation de notre environnement : les malformations congénitales, l’infertilité, les allergies, et même l’obésité et certaines maladies du système nerveux sont aussi en partie liées à la pollution, en particulier chimique. C’est ce que souligne l’Appel de Paris**, une déclaration internationale aujourd’hui signée par plus d’un millier de scientifiques et par l’ensemble des Conseils de l’ordre des médecins des 25 Etats membres de l’Union Européenne, représentatif de 2 millions de médecins.
Il est urgent de mettre en œuvre des mesures concrètes, d’où le « Mémorandum de l’Appel de Pars » élaboré par 68 experts internationaux qui proposent 164 recommandations et mesures à mettre en œuvre dans le domaine de la santé environnementale, afin d’éviter ou d’atténuer les crises de santé publique que traverse aujourd’hui et que risque de traverser demain l’ensemble des Etats membres de l’Union. Ces recommandations et mesures concernent les maladies principalement liées à la pollution chimique : cancers, stérilité, malformations congénitales, obésité, maladie du système nerveux, allergies…
Le dépistage du cancer et l'enjeu du sur-diagnostic : la santé des uns ou l'argent des autres
Dimanche 11 octobre - 14h30 - Espace Galatée salle 2
Bernard Junod, médecin, enseignant-chercheur à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique et signataire de la Charte du FORMINDEP
Le surdiagnostic est le diagnostic d’une « maladie » qui, si elle était restée inconnue, n’aurait jamais entraîné d’inconvénients au cours de la vie du patient. Depuis qu’on mesure systématiquement le cholestérol ou le sucre dans le sang, la tension artérielle, le poids, et surtout en pratiquant le dépistage des cancers, le sur-diagnostic a créé de véritables épidémies d’hypercholestérolémie, de diabète, d’hypertension, d’obésité et de cancer.
Pour l’individu, il n’est pas possible de savoir s’il est victime ou non du surdiagnostic. Soit il espère que le médecin va le guérir d’une vraie maladie avant qu’il ne soit trop tard, soit il renonce au traitement en prenant le pari d’un surdiagnostic.
Pour un médecin ou un responsable d’hôpital qui suit des cas de maladie comprenant des surdiagnostics, les observations de suivi contribuent à renforcer son erreur de jugement. En effet, plus il y a de surdiagnostics parmi les soignés, plus il a l’impression que le traitement est efficace. Quand le laboratoire d’anatomie pathologique dit que le prélèvement examiné révèle un petit cancer, le médecin n’a d’autre choix que d’appliquer les traitements. Plus il y a de surdiagnostics dans ses cas, plus il croit avoir sauvé de patients. Il annonce que maintenant, la majorité des cancers sont guéris s’ils sont diagnostiqués tôt. En réalité, plus il y a de petits cancers diagnostiqués lors d’un dépistage, plus il y a de surdiagnostics. Les soins destinés à prévenir une maladie grave entraînent des traitements lourds inutiles et causent des torts physiques et psychiques.
Cette conférence montrera l’ampleur du surdiagnostic du cancer à partir d’études publiées dans des revues scientifiques. Elle posera les questions de fond sur les moyens de réorganiser la recherche médicale et les soins pour éviter le surdiagnostic.
Santé de l'enfant et vaccination
Dimanche 11 octobre - 16h30 - Espace Galatée salle1
Dr Philippe Bry, pédiatre, homéopathe
- Définition de la santé
- Facteurs influençant l'état de santé: hérédité, grossesse, alimentation
- Impact des vaccinations sur la santé des enfants
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